Auto-sabotage ou esprit de contradiction ?

Jour 95. Lundi 19 mai 2025.

Je réalise que, régulièrement, lorsque j’accomplis des efforts dans le but conscient d’obtenir un résultat donné, j’aboutis à un autre résultat.

Souvent très intéressant, mais pas forcément avec le bon timing.

« J’ai trouvé la solution mais elle ne correspondait pas au problème » résume bien la situation.

La solution que je trouve correspond à un autre problème que j’ai aussi en tâche de fond mais sur lequel il n’était pas prévu que je travaille ici et maintenant.

Jusqu’ici j’en ai pris mon parti : tout résultat est bon à prendre, et mieux que pas de résultat du tout.

Au travail, celles et ceux qui me connaissent savent que je ferai ce dont ils ont besoin, et s’ils ont une échéance précise, je ferai mon maximum pour la respecter. Donc la gêne reste limitée au niveau de mon organisation entre moi et moi.

Et au final, lorsque je dresse le bilan de mes réalisations, je n’ai pas à en rougir, donc j’obtiens des résultats.

Mais je me dis que je vais avoir besoin d’un peu plus de prévisibilité lorsque je serai plus visible et que je m’engagerai auprès de personnes qui ne me connaissent pas. Alors je commence à m’interroger.

D’où me vient cette inaptitude à viser précisément un objectif et à l’atteindre ? Inutile de dire que je suis un danger public aux fléchettes.

Est-ce que mon esprit de contradiction est à ce point inconscient qu’il préfère changer l’objectif plutôt que de faire ce qui lui est demandé ?

Est-ce au contraire de l’auto-sabotage pour m’envoyer le message « Tu vois bien que ça n’est pas pour toi. Comment veux-tu y arriver si tu ne sais même pas concentrer tes efforts ? »

Ou alors mon inconscient sait que la meilleure manière d’y arriver est de procéder dans un ordre différent de celui raisonné au niveau conscient ? Je serai alors le théâtre de luttes intestines…

Quoi qu’il en soit, je me suis concentrée depuis 10 jours sur mon projet, et c’est finalement un plan d’action et un support clair pour mon entreprise qui sont sortis de manière fluide, évidente.

Je ne voudrais pas avoir l’air de me prendre pour Dieu, mais mes voies sont aussi impénétrables que les Siennes !