Jour 88. Lundi 12 mai 2025.
Une décision ferme, assortie d’une justification étrange. Pourquoi ? Deux interprétations possibles sont énoncées. Leur point commun ? La peur.
L’auteur de la décision a peur des conséquences de ce qui lui a été proposé. Et ce qui lui a été proposé est une présentation de faits tirés d’études scientifiques et non contestés. Présentation subjective sans doute, donc permettant les débats.
Alors sur quoi porte cette peur ? Sur les faits eux-mêmes, elle signerait un profond déni. Sur la subjectivité ou sur le débat, signerait-elle la crainte d’opinions divergentes, de désaccords ?
C’est la première fois que je distingue si nettement le manque de lucidité et la peur, là où je voyais auparavant de l’autorité, voire parfois de l’autoritarisme.
Et me saute aux yeux le parallèle des mécanismes entre la souffrance au travail et le dépassement des limites planétaires. Le déni qui permet de ne pas voir ce qui menace, mais s’accompagne d’une peur diffuse, non adressée, rendant l’action compliquée car comment lutter contre ce que l’on ne veut pas voir ?
Et si l’on testait la curiosité et l’affirmation de ses propres limites à la place ?
La curiosité pour explorer les faits et leurs interprétations possibles. L’affirmation de ses propres limites pour poser le cadre des explorations.
Du mélange des deux naîtraient assurément d’autres réponses, sans doute bien plus constructives qu’une porte fermée.
Et la confiance réciproque construite sur la connaissance de soi et des autres.