Jour 98. Jeudi 22 mai 2025.
J’ai diffusé hier un message sur la souffrance au travail à de nombreux collègues. Parmi eux, un collègue avec qui j’ai récemment discuté pour comprendre un changement professionnel inattendu.
L’objectif est de leur donner des informations et des ressources sur lesquelles ils pourront s’appuyer s’ils en ressentent le besoin, ou qu’ils pourront transmettre à d’autres qu’ils estiment concernés.
Dans ce message je cite trois personnes distinctes ayant des titres et des parcours de soignants qui leur procurent une légitimité indéniable.
Comme je travaille dans une entreprise industrielle, je ne m’attendais absolument pas à des retours sur l’identité des auteurs des citations retenues. Éventuellement, je m’attendais à quelques retours sur le contenu de leurs citations respectives.
Et c’est là que la vie m’adresse, une fois de plus, une leçon précieuse : « Méfie-toi de tes présuppositions ».
En effet, ce collègue me répond qu’il est ravi de voir que l’on cite un des 3 auteurs car il a lu son livre il y a 20 ans.
Le moment d’étonnement et de joie passé, je saute sur l’occasion pour lui demander s’il accepterait de me le prêter car je ne l’ai pas lu. Il accepte.
Et je me dis que j’ai énormément de chance de travailler avec des collègues ingénieurs ou techniciens qui lisent des ouvrages qui ne sont pas des best-sellers et qui sont très éloignés de leurs disciplines respectives.
Voilà pourquoi j’aime ma boîte : j’aime les personnes qui y travaillent, car elles sont capables de s’intéresser à beaucoup de sujets, curieuses, ouvertes et ne faisant pas de distinction selon les statuts, l’âge, le sexe ou le niveau d’études.
Même si je ne les côtoie pas en dehors, je me sens reliée, pour ne pas dire attachée à chacune d’elles. Rompre ces liens, par exemple lors de pots de départ, me renvoie souvent à un douloureux sentiment de perte.