Jour 90. Mercredi 14 mai 2025.
Cette formule, lue dans le carnet d’ordonnances poétiques du cabinet de poésie générale (voir jour 86), m’a touché et a réveillé une profonde tristesse.
Pas d’image associée, pas d’amour précisément identifié mais une sensation de profondeur, d’ancienneté, de toujours là. Comme un amour initial, fondateur ou ancestral.
Comme c’est étrange de ressentir une tristesse sans cause identifiée ni vraiment identifiable !
Parfois ça me donne l’impression que je n’en viendrai jamais à bout. Comment pourrai-je faire le deuil d’une chose que j’ignore ?
Parfois ça me laisse sereine : c’est ainsi, la tristesse fait partie de moi et me suivra… ou pas. Je dois l’accueillir quand elle se présente, en croisant les doigts pour que le moment soit adapté.
Aujourd’hui, la curiosité et l’étonnement l’ont suivie de très près : « Vous ici ? »
Et ma tristesse leur a répondu « Oui. Ça faisait longtemps, vous ne trouvez pas ? »
Elle est vite repartie et je me suis empressée de la noter ici pour ne pas l’oublier.