Jour 89. Mardi 13 mai 2025.
Demain c’est l’anniversaire d’une personne que j’aime, et avec cette date vient une certitude : je vais encore la décevoir avec mon cadeau. Parce que l’intuition qui parfois prend des airs d’évidence ne m’a pas guidée cette année. C’est ma raison qui s’est chargée de la course.
Et ce schéma se répète très régulièrement avec mes proches. J’en arrive même à me demander s’il ne s’agit pas d’une forme d’auto-sabotage. Comme une obligation à décevoir pour ne pas faire mentir l’adage paternel.
Et là je connecte avec une des croyances auxquelles je me heurte régulièrement pour mon projet. Je ne peux pas réussir ce que j’entreprends car je suis une empotée, une incapable. Je dois donc échouer et me décevoir pour ne pas désavouer ce qui a pris force de loi chez moi.
Cette connexion n’a rien d’une coïncidence, j’en suis convaincue.
Depuis que je suis en âge de choisir les cadeaux que je veux faire, j’ai régulièrement observé ma capacité à décevoir par mes choix. C’est sans doute courant, car bien choisir un cadeau peut-être difficile.
Par moments l’évidence est là : tel objet est pour telle personne. Et dans ce cas, généralement je tombe juste. Mais le plus souvent, j’hésite, je tergiverse, je réfléchis et à la fin, c’est un flop.
A posteriori j’interprète que ces choix décevants sont le fait de la raison, là où les évidences sont le choix de l’intuition. Si je transpose cette hypothèse à mon projet : je dois baser mes décisions et mes choix sur mes tripes et mon cœur, et ne surtout pas laisser ma raison avoir le dernier mot.
C’est tout à fait quelque chose que je pourrait conseiller à une personne qui viendrait me consulter : base tes choix sur ce que te disent tes tripes. Mais dès lors qu’il s’agit de moi, la raison doit s’en mêler et s’emmêle. Et le résultat que j’obtiens n’est pas celui espéré.
Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais…