Jour 84. Jeudi 8 mai 2025.
Habituellement, l’armistice se signe entre des Etats qui ont été parties d’un conflit.
Peut-on signer une armistice avec soi-même lorsqu’on décide de cesser le feu des critiques et jugements, dans le but de mettre fin à des conflits et tiraillements internes ?
Si c’est le cas, j’aurai du mal à dater la mienne… Mais je sais que je lui dois une fière chandelle et une qualité de vie, au travail comme ailleurs, sans pareil dans toute mon histoire.
Maintenant que mes relations avec les différentes parties qui me composent sont apaisées, celles avec mes proches le sont aussi ou, lorsque tensions il y a, des pourparlers s’enclenchent.
Ainsi, ce midi, une phrase que j’ai prononcée a été perçue comme une critique personnelle.
Elle a donc provoqué une réaction de type « tu… toujours » qui m’a laissée perplexe. J’étais persuadée n’avoir émis qu’un constat neutre et factuel sur une application ! Et mes premières clarifications n’ont entraîné qu’une aggravation de la situation. Momentanément dépassée, l’envie de réagir à mon tour en mode blessé m’a traversé l’esprit.
Un observateur tiers s’est rangé à mes côtés pour argumenter à son tour en mode « tu … tort » et j’ai cru un instant que la dispute allait éclater.
Vite, il me faut une idée pour sortir la relation de là !
En mode « explique-moi pourquoi », j’ai fait une deuxième tentative, assortie d’une proposition d’interprétation : « est-ce que ce que je dis … ? ».
La colère est retombée : j’avais enfin réussi à entendre ce qui m’était dit au-delà des mots.
J’ai donc enfin pu exprimer mon ressenti et mon intention initiale. Et la parole a de nouveau pu circuler librement.
Si la communication est un combat, les relations parents-ados peuvent être un vrai champ de mines !