Jour 107. Samedi 31 mai 2025.
Initialement, je devais passer voir un oncle avec mes enfants. Nous devions être quatre.
La date a été arrêtée moins d’un mois auparavant. Je n’ai communiqué cette information qu’à deux personnes : l’oncle en question et ma mère.
Quand je suis arrivée le jour convenu, la table était mise sous une grange à la manière des grandes réunions de famille.
Nous avions l’habitude d’en organiser chaque année à la fin août, et de décider dans la foulée la date de celle de l’année suivante. Mais cette année il n’a pas été prévu d’en organiser une.
Un être vous manque – en l’occurrence ma grand-mère – et le prétexte disparait. La motivation pour l’organisation aussi. Mais la motivation pour se voir est toujours là, à l’affut de l’occasion qui se présentera.
Ma venue a été cette occasion.
L’information s’est répandue dans la famille, communiquée par le bouche-à-oreilles.
Et les personnes disponibles se sont avérées finalement nombreuses ce jour-là. Le week-end était long, mais j’étais la seule à l’avoir mis à profit pour voyager.
Et voilà comment nous nous sommes retrouvés 17 autour de la table.
Cette improvisation m’a ainsi donné l’occasion de voir et de prendre des nouvelles de la plupart des membres de ma famille.
Grâce au bouche-à-oreilles et à l’alignement de nos agendas respectifs. Grâce aussi à la contribution active de quelques-uns à la coordination logistique. Et à un lieu qui nous rassemble et peut nous accueillir.
Que vaudrait cette improvisation si l’envie de se voir, le lieu et/ou la coordination logistique n’étaient pas là, fidèles au poste en arrière-plan ?
Assurément pas grand-chose.