Jour 103. Mardi 27 mai 2025.
Poser simplement des mots sincères pour dire les joies, les peines, les peurs, les colères et ce dont on n’est pas fier.
Ça peut être inconfortable pour celui ou celle qui les dit, et tout autant pour celui ou celle qui les entend.
Mais il n’y a rien de tel pour tendre la main, pour ouvrir grand les bras, accueillir ce qui est et montrer que d’autres interprétations sont possibles, qu’une réalité parallèle peut co-exister, qu’on peut échanger sans se disputer.
Je l’ai expérimenté à plusieurs reprises aujourd’hui.
J’ai décidé de le pratiquer avec mes enfants, des collègues et d’autres personnes plus ou moins proches. De manière spontanée, sans stratégie préconçue ni d’objectif préalable. Avec pour seule motivation de prendre soin du lien et d’être sincère.
Si je ne peux pas dire quel effet cela a produit chez mes interlocuteurs ou interlocutrices, je peux attester que cela m’a donné une puissante sensation de paix et de sérénité. A mille lieues des anticipations anxieuses diverses nées de scenarios imaginaires.
Ma joie n’est pas revenue pour autant.
Mais je réalise maintenant que j’aurais du mal à faire comme avant : à mentir pour prendre soin du lien. Et j’espère que cela facilitera les retours sincères des autres envers moi. Ce qui m’aidera à retrouver la confiance abîmée.